—J'ai donc gagné mon pari.
—Que ne disait-il tout de suite que son mariage n'était que sur l'enseigne?
—Oui! messieurs les notaires ont des maîtresses qu'ils pomponnent à nos dépens: ensuite ces belles dames sont trop fières pour s'asseoir à table avec des paysans.
Hors de lui, Maurice cherche à élever son pistolet à la hauteur de son cœur; Jules comprime ce mouvement de toute l'énergie de son bras.
—Ils ont des hôtels; ils ont des campagnes.
—Ils ont des calèches.
—Comme je l'ai bien dénichée sa calèche. C'est qu'il allait partir, oui. Les chevaux étaient attelés. Fouette, cocher! adieu notre argent.—Mais à d'autres!
—Convenons pourtant que les dîners que donnent les notaires ne sont pas mauvais.
—Qu'ils vendent, dites donc, s'il vous plaît, puisque nous les payons.
—Ma foi! nous aurions tort de faire petite bouche.