—Quelle contrariété! pensa Léonide, moi qui ai tant fait pour qu'il ne me permît pas d'aller à ce bal!
—Je ne sais trop si j'userai de votre complaisance, Maurice.
Je verrai... je ne ne m'engage pas. Un bal, c'est si fatigant, les routes sont si mauvaises l'hiver! Le colonel Debray n'est d'ailleurs plus ici pour m'accompagner jusqu'à Senlis.
—Oh! vous êtes parfaitement libre, Léonide, reprit Maurice, qui aurait été enchanté d'un refus de sa femme, mais qui pour tout au monde eût craint de paraître le provoquer.
—Eh bien! puisque cela ne vous contrarie pas, je n'irai pas à ce bal cette année.
—Vous avez tort, dit Maurice d'un ton qu'il eût désiré rendre fâché, mais puisque telle est votre volonté, qu'elle s'accomplisse.
Maurice courut sur-le-champ s'enfermer dans son cabinet pour écrire.
—Il fait part au mari d'Hortense de mon refus d'aller au bal de Senlis: c'est où je l'attendais; Hortense ira donc à ce bal.—Et moi!
XIII
L'hiver était avancé. Déjà plusieurs soirées avaient eu lieu chez Maurice, ainsi qu'il l'avait arrêté avec sa femme dans les dernières promenades d'automne, aux étangs de Commelle.