Elle poussa un cri lorsqu’elle vit s’approcher d’elle la femme masquée, et presque en même temps un cavalier dont les plumes et les dorures luisaient dans l’ombre.

Par politesse, le cavalier s’arrêta, et laissa, non sans quelque mouvement d’impatience, le champ libre à la dame qui l’avait devancé. Elle ôta alors son masque et s’enfonça dans l’allée avec mademoiselle de La Vallière.

Le cavalier les suivit.

Dès que la dame fut partie, le cavalier, comme chose convenue, prit la place qu’elle occupait.

A trois fois cette scène se renouvela.

A la dernière rencontre, le cavalier dit à la dame:—Il est inutile, madame, de fatiguer davantage mademoiselle de La Vallière. Mon faible mérite l’emporte. Daignez rentrer; le serein vous hâlerait.

—J’allais vous le conseiller, monsieur le duc.

—Très-bien, madame; l’ironie sied aux vaincus: c’est leur dernière arme.

—Monsieur le duc, vous finirez par y exceller.

—Malicieuse! après la peine que vous avez eue, je conçois que vous éprouviez quelque dépit à battre en retraite; mais, encore une fois, chère dame, toutes les campagnes ne sont pas aussi funestes.