C'était l'écriture de mademoiselle de La Vallière.

—Allez dire au roi, ordonne Gourville à Fouquet, de se placer sur la terrasse de la Grotte. A la troisième girande il est à nous. La première va s'élancer. Allez!

—Sire, de cette terrasse votre majesté jouirait d’une vue sans pareille, digne de son regard.

—Votre bon plaisir est un ordre, monsieur Fouquet. Je vous précède, messieurs.

Le roi passa: l’homme à la torche le suivait.

Ainsi que l’avaient disposé Gourville et ses complices, le roi se plaça sur la terrasse au milieu des conjurés, qui occupaient aussi les marches.

La première girande jaillit du dôme de plomb, qui, depuis cette formidable pyrotechnie, semble être encore tiède.—On vit en l’air le château de Vaux tout en feu; un chef-d'œuvre de Torelli, cet architecte qui bâtissait avec du salpêtre, cimentait avec du soufre, et peignait avec des flammes aussi bien que Lebrun avec le pinceau.

Il y eut exaltation dans les bouches, qui proféraient, ardent et unanime, le cri de: Vive le surintendant!

Le surintendant eût donné la moitié de sa vie pour ne pas entendre ces hommages de mort.

Le roi pleurait de rage.