Mais mon amour pour lui paraîtra légitime,
Si jamais on apprend que je lui dois vos vers.
(Inédit.)
[9] On sait que Benjamin Constant s'était cassé la jambe, en se promenant un jour, en 1818, chez Mme Davillier, sur le coteau de Meudon, et qu'il resta boiteux jusqu'à la fin de sa vie.
[10] La Minerve Française, fondée par Benjamin Constant avec le concours d'Aignan, Etienne, Jay, E. de Jouy, Lacretelle aîné et Tissot, parut au mois de février 1818.
[11] Les réunions devaient avoir lieu à l'Hôtel de Ville, mais elles eurent lieu sans apparat, en tenue de ville, chez l'un ou l'autre des plénipotentiaires, tantôt chez lord Castlereagh, qui s'était installé Klein Borcette Strasse, no 218,—tantôt chez Metternich, Camphausbadstrasse, no 777,—tantôt chez le prince Hardenberg, logé sur le Markt, no 910.—Dans les intervalles des séances, la vie mondaine était brillante et animée. Les diplomates se retrouvaient au Kurhaus, sur la Camphausbadstrasse, autour des tables de jeu et le long des promenades à la mode. Entre temps, il y avait les ascensions en ballon de deux femmes aéronautes, les concerts de Mme Catalani, des frères Bohrer et du violoncelliste Lafon. N'oublions pas non plus les séances de pose dans l'atelier de Lawrence, que le prince régent avait envoyé à Aix pour peindre les hommes d'Etat du Congrès. Pour l'y loger, on avait construit, en Angleterre, une maison de bois portative avec un grand atelier; elle devait être élevée dans le jardin de l'ambassadeur anglais, lord Castlereagh, mais elle arriva trop tard, et Lawrence s'installa dans la grande galerie de l'Hôtel de Ville. (Sur le Congrès d'Aix-la-Chapelle, cf. les Lettres du Prince de Metternich à la comtesse de Lieven (1818-1819), 1 vol. in-8, chez Plon, 1909, et Une vie d'ambassadrice au siècle dernier, la princesse de Lieven, 1 vol. in-8, chez Plon, 1903.)
[12] Marin (Joseph-Charles), né et mort à Paris (1773-1834), sculpteur, était pensionnaire à la villa Médicis quand Chateaubriand le chargea d'exécuter le mausolée de Pauline de Beaumont, dans l'église de Saint-Louis-des-Français, à Rome.
[13] Lettre inédite, communiquée par Mme Léonce Détroyat.
[14] Née à Melun, en 1776, elle mourut, à Paris, le 24 juillet 1819.
[15] Mémoires d'Auger (Hippolyte), auteur dramatique né à Auxerre le 25 mai 1795, mort à Menton le 5 janvier 1881, publiés par Paul Cottin dans la Revue rétrospective en 1891.