[16] Il s'agit ici d'Hortense Allart, futur auteur des Enchantements de Prudence et cousine-germaine de Delphine.

[17] Fils de Sophie Gail, qui se fit, lui aussi, une grande réputation comme helléniste.—Né le 22 octobre 1795, il mourut le 22 avril 1845.

[18] La baronne Silvestre, née Garre.

[19] Le roi de Prusse arriva, le premier, le 27 septembre; l'empereur d'Autriche, le 28; l'empereur de Russie le 28 aussi. L'empereur de Russie habitait l'ancien palais des préfets français, dans la rue qui fut depuis baptisée, en souvenir de ce fait, la rue Alexandre.

[20] Lettre inédite.

[21] Ce rapport disait:

«Si l'auteur du no 103, en ne traitant qu'une partie du sujet (le Dévouement des médecins français et des sœurs de Sainte-Camille dans la peste de Barcelone) n'avait donné pour excuse et son sexe, et son jeune âge, l'Académie, à la perfection et au charme de plusieurs passages, aurait pu croire que la pièce était l'ouvrage d'un talent exercé dans les secrets du style et de la poésie; mais la simplicité touchante de divers tableaux, la délicatesse, je dirai même la retenue des pensées et des expressions, auraient permis d'attribuer l'ouvrage à une personne de ce sexe qui sait si bien exprimer tout ce qui tient à la grâce et au sentiment. En se restreignant à l'éloge des sœurs de Sainte-Camille, l'auteur se plaçait, en quelque sorte, hors du concours, et dès lors l'Académie, qui a jugé l'ouvrage digne d'une mention honorable, a cru juste de lui assigner un rang distinct et séparé de celui des autres mentions.»

Le 1er prix avait été décerné à M. Alletz; le 1er accessit, à M. Chauvet, poète et critique distingué, à qui Manzoni adressa sa lettre fameuse sur l'Unité de temps et de lieu dans la tragédie; le 2e accessit, à M. Michel Pichat, qui remporta, en 1825, un si grand succès avec sa tragédie de Léonidas.

Chose curieuse et digne d'être notée, c'est à peu près dans les mêmes conditions que Victor Hugo, âgé de quinze ans, avait été couronné, la première fois, à l'Académie, et je ne saurais oublier qu'au mois d'avril 1822 il envoya à l'Académie des Jeux Floraux, dont il était «maître» depuis le 28 avril 1820, une ode sur le Dévouement dans la peste, que Jules de Rességuier, son correspondant à Toulouse, baptisa le Dévouement, tout court, et qui fut publiée sous ce titre définitif dans les Odes et Ballades, livre IV, ode IV.

[22] Lettre inédite.