[187] Sous les espèces des Lettres parisiennes, que Mme de Girardin avait réunies en un volume publié en 1843. Elles forment aujourd'hui 4 volumes.

[188] Les tables tournantes, dont raffolait Mme de Girardin.

[189] Lettre inédite. Comme Gœthe, Victor Hugo fut pendant plusieurs années hanté par ce qu'on est convenu d'appeler l'au-delà. Il interrogea les tables et crut fermement correspondre avec la plupart des grands morts du passé. Les procès-verbaux de ces séances mémorables existent, il y en a tout un cahier de la main de Charles Hugo, le fils du grand poète.

[190] Cet article figure dans les Causeries du Lundi (t. III, p. 297) sous la date du 17 février 1851. Mais le lendemain de sa réception à l'Académie, Sainte-Beuve écrivait à M. Désiré Laverdant, rédacteur de la Démocratie pacifique: «...Il m'est très égal que Mme de Girardin vienne me dire que je fais de la réaction pure et simple, et je ne me donne pas même la peine d'y songer; mais si vous me le dites, je me permets de vous dire non, et que vous vous méprenez complètement, ce qui tient peut-être à ce que vous n'attachez pas la même importance que moi aux points purement littéraires sur lesquels je suis resté à peu près le même.» (Cf. Jules Troubat: la Vie de Sainte-Beuve, p. XXIX.)

[191] La Joie fait peur fut représentée la première fois au Théâtre-Français le 25 février 1854.

[192] Solution de la question d'Orient, par Emile de Girardin, 1 vol. in-8. Librairie nouvelle (1853).

[193] M. Jules Bois écrivait dans le Matin du 14 septembre 1909: «Mme de Girardin, férue de spiritisme, arriva à Jersey le mardi 6 septembre 1853. Les premiers essais furent infructueux. La table, carrée, «contrariait le fluide». On acheta dans un magasin de jouets d'enfants une tablette qui ne bougea pas davantage.

«Hugo, croyant, mais incrédule, répugnait aux premières séances qui lui semblaient une parodie presque sacrilège.

«Mme de Girardin s'entêta: «Les esprits dit-elle, ne sont pas des chevaux de fiacre qui attendent le bon plaisir du client; ils sont libres et ne viennent qu'à leur heure.»

«Enfin, le petit meuble s'anima. «Devine le mot que je pense», lui demanda Vacquerie. La réponse fut juste. «Traduis maintenant le mot qui est dans ma tête.» Le guéridon répliqua: «Tu veux dire souffrance.» L'interrogateur pensait: amour. On s'intéressait de plus en plus. «Qui es-tu?» demanda-t-on à l'esprit. Il épela: «Léopoldine.»