[196] Voir: la Correspondance de Victor Hugo.
[197] Mais M. Gustave Simon a publié depuis la note que Victor Hugo avait écrite sur le manuscrit de la Légende des siècles. La voici:
«Continuation d'un phénomène étrange, auquel j'ai assisté plusieurs fois: c'est le phénomène du trépied antique. Une table à trois pieds dicte des vers par des frappements, et des strophes sortent de l'ombre. Il va sans dire que je n'ai jamais mêlé à mes vers un seul de ces vers venus du mystère; je les ai toujours religieusement laissés à l'Inconnu qui en est l'unique auteur. Je n'en ai même pas admis le reflet, j'en ai écarté jusqu'à l'influence. Le travail du cerveau humain doit rester à part et ne rien emprunter aux phénomènes.
«Les manifestations extérieures de l'Invisible sont un fait et les créations intérieures de la pensée en sont un autre. La muraille qui sépare les deux faits doit être maintenue dans l'intérêt de l'observation et de la science. On ne doit lui faire aucune brèche. A côté de la science qui le défend, on sent aussi la religion, la grande, la vraie..., qui l'interdit. C'est donc, je le répète, autant par conscience religieuse que par conscience littéraire, par respect pour le phénomène même, que je m'en suis isolé, ayant pour loi de n'admettre aucun mélange dans mon inspiration, et voulant maintenir mon œuvre telle qu'elle vit, absolument mienne et personnelle.»
[198] Lettre inédite.
[199] Werdet, Portrait intime de Balzac, in-12, 1859.
[200] Léon Gozlan lui écrivit un jour: à «Mme Durand, née Balzac», histoire de l'ennuyer.
[201] Le 1er juin 1841, Balzac priait Victor Hugo de lui envoyer les 2 billets qu'il lui avait demandés (probablement pour l'Académie) au no 47 de la rue des Martyrs. Et quelques jours après, Victor Hugo, qui avait sans doute égaré sa lettre, lui répondait: «Si j'avais su où vous écrire, je vous aurais épargné hier un dérangement.»
[202] Nous avons la lettre par laquelle Mme de Girardin invitait Balzac à ce dîner: «M. de Lamartine, lui écrivait-elle, doit dîner chez moi dimanche, il veut absolument dîner avec vous. Rien ne lui ferait plus de plaisir. Venez donc et soyez aimable. Il a mal à la jambe, vous avez mal au pied, nous vous soignerons tous deux, nous vous donnerons des coussins, des tabourets. Venez, venez! Mille affectueux souvenirs.»
[203] C'est même Sophie Gay qui avait obtenu pour la Mode le patronage de la duchesse du Berry.