[243] Corresp. de Lamartine; extrait d'une lettre du 18 novembre 1847.—On sait pourtant que Sainte-Beuve ne goûtait pas beaucoup Cléopâtre. Un an avant la représentation de cette pièce, Mme d'Arbouville, devançant le jugement sévère du critique et se fiant aux on-dit, lui écrivait:

«... Je viens de relire sur mon banc solitaire la Cléopâtre de Shakespeare pour me convaincre que ce n'est pas là que Mme de Girardin a puisé la fatale idée de faire de Cléopâtre une Messaline. On y indique à peine qu'elle a aimé César, et encore rien n'en transpire. Entre César et elle, qui ne se voient qu'après la mort d'Antoine, tout est d'une convenance et d'une réserve parfaites. C'est seulement dans un paroxysme d'amour que Cléopâtre, «étant seule», s'écrie: «Oh! je n'ai jamais aimé César ainsi!» J'aimerais mieux que le mot n'y fût pas. Mais il y est. Du reste l'amour le plus passionné remplit seul le rôle de Cléopâtre, ce qui intéresse bien mieux que toutes les réminiscences de la Tour de Nesle à la façon de Mme de Girardin.»

(Muses romantiques: Madame d'Arbouville, d'après ses lettres à Sainte-Beuve (1846-1850), par Léon Séché, p. 141) (Mercure de France, 1909).

[244] Lettre inédite.

[245] Lettre inédite.

[246] Lockroy.

[247] Senart.

[248] A Lockroy succéda Sevestre,—sous le titre de «régisseur général agent de la Société du Théâtre-Français».

[249] Ferdinand Barrot.

[250] C'est la première fois que nous entendons parler de ce petit théâtre. Il est à croire que les événements empêchèrent Delphine de donner suite à son projet.