—Plaît-il, ma chère?
—Non, il ne plaît pas du tout, et si peu que je suis déterminée à demander ma séparation.
—Oui dà. Vous prenez les choses au tragique,—mais je ne comprends pas très bien.
—Je vais vous expliquer. Vous êtes constamment fourré chez une fille affligée du nom de Zoé, qui possédait déjà vos faveurs avant notre mariage.
Vous continuez vos assiduités auprès de cette... dame; un bon avocat trouvera très bien dans ce fait matière à séparation de corps, qui entraîne séparation de biens. Aïe, aïe. Vous faites la grimace, mon beau duc. J'ai déniché le petit endroit sensible. Eh bien, rassurez-vous. Je n'abuserai pas de mes avantages. Je n'entends pas vous troubler dans vos excursions peu édifiantes... mais, de grâce, mon cher, faites bon visage à mes amis.
Le duc de Largeay avait compris. Il grimaça son plus aimable sourire et répondit à sa femme:
—Un galant homme comme moi est toujours aux ordres de son épouse. Parlez, duchesse, vous serez obéie.
—Vous allez inviter M. de Mérigue à dîner pour après-demain soir.
—La date est un peu rapprochée.
—On ne se gêne pas avec les intimes. Prenez une de vos cartes... bien. Vous avez un crayon dans votre carnet? C'est parfait. Maintenant écrivez: