Ne me gronde pas, mère chérie,
Si je l’aime...
Ah! qu’il est trisle et lourd
De vivre sans lui sur la terre!...
Pendant le jour clair, et pendant les nuits lentes,
Dans le sommeil et dans la veille,
Des larmes obscurcissent mes yeux...
Je voudrais voler vers lui.
Ah! pitié, pitié, ma mère!
Cesse de me gronder,
Car c’est l’arrêt du sort,
Il faut que je l’aime!
Oui, je dois l’aimer...
Tout à coup le pâle visage se dresse, les paupières battent, les yeux se strient d’étranges lueurs; la bouche s’élargit en un rire silencieux... Les sandales, pour marquer le rythme de la chanson, frappent alternativement contre le tronc de l’arbre; et les mains, semblables à deux ailes qui battent, s’agitent dans l’air en applaudissements éperdus...
Ne me gronde pas, ma mère...
Clic! clac! Clic! clac!...
—Hourrah!... hourrah! Clic! clac!...
Si je l’aime...
—Hourrah!... Ah!... ah!...
Ah! pitié, pitié, ma mère...
—Hour.....rah!... ah!...
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