Sur le riant plateau que le zénith domine,
A l’ombre des vieux pins qui bravent les autans,
Nous y ferions bâtir à l’épreuve du temps
Un asile au bonheur, à l’extase divine!
Nous verrions là des ans dénier l’heureux cours;
Seul le babil des nids troublerait le silence
De ce très doux séjour borné dans sa distance.
Des rosiers fleuriraient sans craindre les retours
Des âpres vents d’automne, et notre amour immense
Captif en cet Eden, rayonnerait... toujours!
L’Envol de Gabrielle
A Madame Chas. F. Lalonde.
Où va donc ce souffle d’amour,
Souffle parfumé d’innocence,
Quittant ce terrestre séjour
Dans un mystérieux silence?
Où va donc se perdre à jamais,
Cette âme timide et légère,
Ne laissant d’elle que regrets
Dans le cœur brisé d’une mère?
Ah! sous les voûtes éternelles,
Dans ce lieu brillant de splendeur,
Il se fit un déploiement d’ailes
Les anges réclamaient leur sœur.