Quand vous reviendrez au printemps,
Vous aurez d’autres cantilènes,
Si vous trouvez des changements
Vous adoucirez d’autres peines.

Car durant votre longue absence,
Combien d’âmes s’envoleront!
Dans un mystérieux silence,
Que de bonheurs se flétriront!

Et si le sort garde un sourire
Pour certains favoris qu’il sert,
A côté des cœurs en délire,
Combien d’autres auront souffert!

Partez, partez, cher peuple heureux,
Sans trop regarder en arrière,
Car votre chant toujours joyeux
Deviendrait une plainte amère.

Puis, vous nous reviendrez, sans doute,
Avec plusieurs autres chansons,
Que vous recueillerez en route
Pour bercer nos illusions.

Un Rêve

Pour le concours de Gaétane.

J’ai rêvé pour nous deux d’un éternel printemps
Avec un soleil d’or égayant la colline,
Ou nous allons souvent lorsque le jour s’incline,
Tout émus, contempler les déclins éclatants.