Papillon! fuis-moi, je te crains!
Je me soustrais à ton empire,
Je trouve tes charmes trop vains
Pour leur accorder un sourire.

Rayon! toi qui fais de velours
Le rêve d’une Sensitive
A toi d’illuminer toujours
Son Idéal... afin qu’il vive!

Nos Petits Souvenirs

Ils sont là, tout vivants, mes plus chers souvenirs,
Ils sont là relégués au fond de leur demeure,
Coffret aux vieux chiffons de regrets, de plaisirs,
Qui font qu’en les voyant, l’on sourit ou l’on pleure.

Reliques! doux trésors! que dites-vous tout bas
A la femme qui songe et près de vous soupire?
Des mots mystérieux qui ne s’expriment pas,
Mais provoquent toujours une larme, un sourire.

Vous dites qu’ici bas, tout se change en douleur,
Que le plus beau rêve est une pure folie,
Un mirage trompeur, et que de notre cœur
Tombe l’illusion, même la plus chérie.

Vous êtes là vivants, mes tendres souvenirs,
Je veux vous contempler, pieux débris que j’aime,
Vieux chiffons tout remplis de regrets, de plaisirs,
En chacun, je retrouve une part de moi-même!