ARIOSTE

ROLAND FURIEUX

Traduction nouvelle
PAR
FRANCISQUE REYNARD

TOME QUATRIÈME

PARIS
ALPHONSE LEMERRE, ÉDITEUR
27-31, PASSAGE CHOISEUL, 27-31

M DCCC LXXX

ROLAND FURIEUX

CHANT XXXVII.

Argument. — Passant en revue les écrivains divers qui ont employé leur plume à chanter les louanges du beau sexe, le poète en prend occasion pour louer Vittoria Colonna et les nobles vers consacrés par elle à la mémoire du marquis de Pescaire, son époux. Puis il introduit sur la scène Ullania, messagère de la reine de l’île Perdue, qui raconte à Roger, à Bradamante et à Marphise l’indigne coutume établie par Marganor dans son propre château à l’encontre des femmes. Les deux guerrières et Roger infligent à Marganor le châtiment qu’il a mérité.

Si, de même que les femmes courageuses ont travaillé nuit et jour, avec une suprême diligence et une longue patience, à acquérir d’autres dons que Nature ne peut donner sans travail, — d’où il est résulté des œuvres bonnes et non sans gloire — elles s’étaient adonnées à ces études qui rendent immortelles les vertus humaines :