De vos boucles de culottes
Ménageant les ardillons,
Nous déborderons nos cottes,
Pour vous faire des cordons;
Mais venez en diligence,
O merveilleux chevaliers!
Chez nous par reconnaissance
Chercher chaussure à vos pieds.
Réponse des incroyables aux merveilleuses.
O charmante merveilleuse!
Mère du divin amour,
De votre taille amoureuse
Rien ne gêne le contour;
De votre robe à coulisse
Les plis sont très peu serrés;
C'est pour faire un sacrifice
Que vos bras sont retroussés.
Vous avez déjà l'étole
Des prêtresses de Vénus,
Et je vois à votre école
Un essaim de parvenus:
Cythérée à sa toilette,
Voulant enchaîner l'espoir,
Tous cèderait son aigrette
Pour votre immense mouchoir.
De votre robe traînante
Quand les replis ondulants
Avaient interdit l'attente
A nos désirs renaissants,
Je vois votre main légère,
Conduite par les amours,
De l'asile du mystère.
Nous découvrir les détours.
Talons à la cavalière,
Boucles et souliers brodés,
Bottines à l'écuyère,
Ou bas à coins rapportés;
Ridiculement mondaines
Dans tous vos ajustements,
Des reines et des Romaines
Vous quêtez les agréments.
Mais vos perruques frisées
Tout comme un poil de barbet
Ne sont donc plus couronnées
Par des chapeaux à plumet;
Et vos toques prolongées
Disent aux maris françois,
Que leurs femmes corrigées
Portent la moitié du bois.
Mais ces autres dédaigneuses
Ont un bonnet plus galant;
Leurs têtes impérieuses
Sont un vrai moulin à vent:
Celles-ci plus souveraines
Vous disent éloquemment,
En France nous sommes reines,
Et nous portons un turban.