Reprise. O ma maîtresse! ô ma patrie!
Oui, je chéris jusqu'à vos coups.
Vos arrêts font le destin de ma vie;
Vous m'exilez quand je brûle pour vous....

Déporté dans le nouveau monde,
Un troubadour, au bord de l'onde,
Soupirait ainsi ses revers!
Sombres forêts, affreux rivage,
Faut-il qu'au printemps de mon âge
J'expire ici chargé de fers?....

O ma maîtresse! ô ma patrie! etc.

Oh! je ne suis pourtant coupable
Que d'aimer un objet aimable,
Et de soupirer pour un roi;
Trop fier de ce vertueux crime,
De l'amour sensible victime,
J'expire en adorant ta loi.

O ma maîtresse! ô ma patrie! etc.

Dès que l'orient se colore,
Je dis à la naissante aurore:
Mêle tes larmes à mes pleurs;
Mais conserve pour ma patrie,
Et pour l'ingrate qui m'oublie,
Tes dons et tes riches couleurs.

O ma maîtresse! ô ma patrie! etc.

Quand de cette zone torride
Mon pied foule le sable aride,
Je porte la main sur mon cœur.
Zulma, pour toi comme il palpite!
Vers toi comme il se précipite,
Beau climat où naît le bonheur!....

O ma maîtresse! ô ma patrie! etc.

Le nouveau siècle qui commence
Rendra l'âge d'or à la France;
Sur les lis l'aigle volera.
Soit qu'ici je végète encore,
Ou soit qu'un tigre m'y dévore,
Ma langue en se glaçant dira: