Dans le long siècle de terreur
Où régnait la discorde,
C'est ici qu'on eut le bonheur
De fixer la concorde;
Vos actes de probité
Valent l'immortalité.
Dans ce charmant asile,
Caton, Ovide, Anacréon,
Contents d'un sort tranquille,
Trinquent à l'unisson.
Des beaux jours de la France,
Veut-on retrouver l'horizon,
Le plaisir en cadence
Ramène à Montluçon.(bis.)
Huit jours après, mes débiteurs vinrent à l'audience; la cause fut remise jusqu'au mois d'août. Ce vaudeville fut répété, et le soir nous dansâmes ensemble au refrain en attendant le revoir.
Je retournai à Montluçon au mois d'août suivant. On me demanda des couplets pour le 15, jour de la fête de Napoléon. Pendant que je les faisais, mes débiteurs vinrent consigner des fonds et me forcer de prendre une somme que deux mois auparavant ils ne voulaient pas me payer pour un empire.
Air: Vive Henri Quatre.
Vive la gloire,
Vive Napoléon!
Paix et victoire
Ont couronné son nom:
Vive la gloire,
Vive Napoléon!
A coups de verre
Cognons une chanson;
Pour la mieux faire,
Cognez, de son flacon,
Remplit mon verre,
Et chante à l'unisson,
Vive la gloire, etc.
A coups de verre,
On fait à Montluçon
La paix, la guerre,
L'amour et l'oraison.
Les dieux sur terre
Choisiraient ce vallon.
Vive la gloire, etc.
O paix chérie!
Ce lieu fut ton berceau,
Quand l'anarchie
Mit la France au tombeau:
O paix chérie!
Ce lieu fut ton berceau.