«Le coquin ne vaut pas mieux que les lions, les tigres, les jaguars et autres bandits ejusdem farinæ...
«On croirait volontiers que le bain perpétuel d'eau à zéro dans lequel il barbote, et les glaçons lui servant de litière aient dû rafraîchir son sang.
«Erreur! Monsieur se complaît au carnage, comme le tigre dont il a les approches sournoises et les appétits insatiables.
«Il lui faut des hécatombes de phoques, de veaux marins et de rennes sauvages... et quand il a assassiné dix fois, vingt fois sa suffisance, monsieur gaspille!...
«Tenez, capitaine, est-ce outillé pour le massacre!
«Voyez-moi ces crocs longs de quatre pouces, et ces griffes qui dépassent la bonne mesure de dix centimètres.
«Avec cela, nageant comme un requin, au point d'agripper, en plongeant, les phoques eux-mêmes...
«Et grimpeur à damer le pion à la panthère dont il possède la souplesse et l'agilité féline.
«Il faut le voir quand il escalade, on ne sait comment, des glaciers à pic pour dévaliser les nids des guillemots dont il gobe les œufs avec une sensualité gloutonne!
«Rudement armé, le gredin, pour le «struggle for life», avec sa fourrure imperméable, son blindage de graisse, sa vigueur de bison, ses ongles et ses dents.