«La lutte n'en sera que plus vive, et je ferai de mon mieux pour être digne de tels adversaires.»

Pendant cet échange de politesses, d'Ambrieux et ses hommes étaient rentrés à Fort-Conger, aménagé comme au temps de Greely, mais encombré de futailles exhalant l'odeur particulière à l'huile de baleine.

Puis la conversation continua entre les deux capitaines, toujours courtoise, mais un peu alambiquée chez l'Allemand, concise et parfaitement correcte chez le Français.

Puis la conversation continua entre les deux capitaines.

Comme le capitaine Vogel n'avait rien à cacher, il édifia volontiers d'Ambrieux sur les causes très simples qui avaient permis à la Germania de gagner une année entière.

Après avoir accepté le défi porté par l'officier français, Pregel, sachant à quel homme il avait affaire, ne perdit pas de temps.

Jouissant d'une haute et légitime considération dans le monde savant, fort bien vu à la Grande-Chancellerie, il sut mettre en œuvre et très à propos de puissantes influences, et réussit à se faire accorder un crédit considérable.

Bien muni d'argent, il se rendit sans désemparer à Bremerhaven où il savait trouver des navires baleiniers. A l'exemple de Greely, il affréta l'un d'eux, dont le capitaine était par hasard de ses amis. Ce bâtiment, un vapeur de trois cent cinquante tonneaux, était, vu la saison, complètement approvisionné, avec son équipage tout prêt. Circonstance particulièrement favorable qui permettait à Pregel d'économiser un temps si précieux, au sortir de l'hiver.

Il s'adjoignit simplement deux compagnons, des hommes sûrs, aguerris déjà par plusieurs explorations, et connus par de remarquables travaux géographiques.