D'Ambrieux fronce le sourcil et murmure, dépité:

«Pregel!... encore lui!... toujours lui!»

Le docteur et Oûgiouk écartent avec précaution les blocs de charbon et découvrent un épais bocal de verre parfaitement bouché.

Le récipient renferme un parchemin couvert de caractères anglais, français et allemands.

«Vous avez raison, capitaine, dit le docteur après avoir enlevé le bouchon, c'est signé: Pregel.

«Dois-je lire ce document?

—Lisez, docteur; il n'y a aucune indiscrétion, bien au contraire, car ces témoignages matériels du passage d'un explorateur sont laissés pour qu'on en prenne connaissance.

—Voici: «Le soussigné, commandant de l'expédition allemande au Pôle Nord, a élevé ce cairn en souvenir de son arrivée sur cet îlot. Il continue son voyage vers le Nord et édifiera, s'il plaît à Dieu, un autre cairn à dix milles de celui-ci.

«Signé: Julius H. Pregel.»

«Le 18 mai de l'année 1887.