Heureux comme des écoliers en récréation, les marins se dégantent, pétrissent des pelotes de neige et se séparent en deux camps.

Chaque homme a bientôt près de lui sa réserve de projectiles entassés comme des boulets dans un parc.

«Feu à volonté!»

Alors commence une lutte épique. Les pelotes volent de tous côtés, rebondissent sur les fourrures et parfois s'aplatissent sur un visage barbu drôlement hérissé de givre.

Alors commence une lutte épique...

«A toi, Bigorneau!

—Pan! dans l'œil, mon vieux Marche-à-Terre.

—Gare à ton nez, Guignard.

—A moi... touché!