C'est bien simple, du moins à ce que prétend le docteur auquel incombe, ce jour-là, le soin de la démonstration.
Il pleut et le soleil luit. Qu'arrive-t-il?
Réfractés dans chaque goutte d'eau, à leur entrée comme à leur sortie, les rayons du soleil réfléchis en outre une ou deux fois dans l'intérieur de la goutte, produisent un jeu de lumière bien connu. C'est l'arc-en-ciel.
Eh bien! la théorie du halo est identique à celle de l'arc-en-ciel et fondée sur le même principe, quoique la cause en soit différente.
Le halo est dû à la dispersion des rayons solaires réfractés à leur entrée dans les cristaux de glace tenus en suspension dans les cirrhus, et à leur sortie de ces cristaux.
C'est cette réfraction qui donne lieu, sous forme de cercle, à un jeu de lumière ou sont représentées toutes les couleurs du prisme, mais le violet est en dehors et le rouge en dedans.
Enfin, la distance des cercles à l'axe est toujours constante. Le cercle intérieur mesure 23 degrés de diamètre, et le second 46 degrés.
Quand le halo se forme près de l'horizon, et c'est actuellement le cas, car le soleil ne s'élève plus guère, on voit apparaître, sur le diamètre horizontal et un peu en dehors de chaque cercle, des taches lumineuses qui sont l'exacte représentation du soleil.
Ce phénomène splendide, qui fait apercevoir dans ces auréoles éclatantes six astres comme une pléiade radieuse, porte le nom de parhélie.
Du reste, cette étrange et fugitive multiplication n'est pas seulement particulière au soleil. Il y a aussi des halos lunaires ou parasélènes qui sont la copie exacte des parhélies, du moins comme reproduction des cercles et des taches, car les teintes et l'éclat sont très atténués.