—C'est fort heureux, car je me demande s'il eût été possible de haler la chaloupe aussi pesamment chargée.
—Je suis rassuré sur la facilité relative de cette opération.
«Que font nos hommes?
—Ils travaillent avec acharnement au fractionnement des vivres qui vont être répartis dans les embarcations.
—A merveille!
«Il faut que tout soit prêt d'ici vingt-quatre heures.
—Oh! nous serons parés avant.»
La Gallia dispose, on s'en souvient, d'embarcations nombreuses, notamment trois vastes baleinières et un grand bateau plat, long de sept mètres, léger au point de pouvoir être porté par six hommes, et d'une stabilité parfaite.
Les baleinières numéro 1 et numéro 2 reçoivent les provisions échappées au désastre. C'est-à-dire environ quatre mille rations. A peine de quoi vivre soixante-dix jours, étant donné que l'expédition compte vingt hommes, y compris Oûgiouk.
La baleinière numéro 3 transportera les traîneaux et l'approvisionnement de la meute. Du poisson sec apporté de Julianeshaab. La nourriture habituelle des chiens groenlandais.