Le pauvre Fritz cherche encore à s'excuser près de son ami.
—Vois-tu, matelot, j'ai vingt ans d'escarbilles dans le torse... et je ne peux pas m'empêcher d'y revenir...
—Tonnerre de Dieu! Je te sauverai malgré toi, car je vais avertir le capitaine.
—Tu ne feras pas ça, Guénic!
—Tu vois donc bien que t'as conscience de mal agir.
Au bout de cinq à six cents mètres, Fritz d'abord surexcité, ralentit soudain le pas.
Ses mouvements deviennent lourds, pénibles, mal coordonnés. Sa face rougit, ses yeux s'injectent; sa respiration s'accélère et sort avec un bruit rauque de ses lèvres gonflées.
Il avance encore d'une centaine de pas, soutenu par une volonté de fer.
Puis, il titube et manque de s'abattre. Guénic qui tire à côté de lui, en tête de l'attelage, se tourne vers Berchou, et lui dit:
—Sauf vot' respect, capitaine, vous devriez bien commander de stopper...