«  — Oui, murmura-t-elle à voix basse. J’ai à vous parler confidentiellement.

« Je la fis passer dans mon cabinet dont je fermai soigneusement la double porte. Lia prit la parole :

«  — Florent est malade, très malade.

«  — Cette maladie l’a donc pris brusquement ?

«  — Non, fit-elle. Il y a longtemps qu’il est atteint.

«  — Je ne me suis jamais aperçu de rien. Pourtant, Florent est un ami de toujours : je l’ai suivi depuis l’enfance.

«  — Moi non plus, je ne savais pas. Maintenant, je sais et je n’espère pas.

«  — Incurable ?

«  — Probablement. Le mal dont il souffre, je doute que votre science puisse le maîtriser. Il réside où vous ne saurez l’atteindre.

— « Erreur, chère amie. Il n’y a point de maladie morale qui n’ait, pour ainsi dire, sa transcription physique. Je la saisirai. Nous le traiterons, nous le guérirons. Mais pour l’amour de Dieu, parlez, dites-moi tout.