— Vient-il quelquefois à Callao ?
— Je ne l’ai jamais vu, Monsieur, avant la soirée d’hier. On dit qu’il est à bord d’un petit vapeur amarré à l’entrée de la rade.
— Personne ne le connaît sur le port ?
— Non, Senorito. C’est un étranger. Les plus vieux matelots du port ne le connaissent ni lui ni son bateau, et pourtant, ils connaissent bien des capitaines de navire.
— Gracias, dit Helven.
— Vaya usted con Dios, dit le muchacho.
Et tout en rejoignant les autres, Helven répétait les syllabes sonores de l’adieu espagnol :
— Vaya usted con Dios : Vaya usted con Dios… con Dios… Espérons que ce ne sera pas avec le diable.
CHAPITRE II
Le « Cormoran » lève l’ancre.
Guido vorrei che tu e Lapo ed io.
Fossimo presi per incantamento
E mesi in un Vascel ch’ ad ogni vento
Per mare andasse à voler vostro e mio.
Dante.