Nous dînâmes tous les quatre. M. Doublemaze était parti, accompagné de Mlle Dubois de Louvrezac.

— Un homme supérieur que le vicaire, dit Césaire-Auguste.

Mathilde baissa la tête, tandis que Lortal ricanait.

— Vous en reviendrez, cousin !

— Vous remontez ensemble à Saint-Julien, nous demanda Mathilde.

— Oui, répondis-je. La dernière rentrée ! C’est ce qui me console.

— Ne soyez pas trop impatient, me dit-elle avec un sourire dont la mélancolie me traversa comme l’écho d’une mélodie oubliée depuis longtemps. Vous avez toute la vie devant vous…

Là-dessus, nous prîmes congé d’elle et de Miromps.

— A bientôt, nous cria sur la porte Césaire-Auguste.

— Toute la vie, répétais-je en montant, aux côtés de mon compagnon taciturne, l’obscur raidillon qui conduisait au collège — toute la vie !