Tout tourbillonne : la terrasse, les marronniers, le Monsieur décoré, Nourmahal… Je soupire « certes », mais si gauchement ! en vrai collégien.
— Charles ? Où est Charles ? interroge Nourmahal à tous les échos. Ah ! le voici. Dépêchons-nous. Dis adieu à ton ami !
Elle entraîne le petit et me laisse ébloui de l’éclair de ses mousselines.
Au revoir, les camarades ! Saint-Alyre, Lupé, Prélussin, le flegmatique Toupine.
Lortal s’approche, accompagné de Césaire-Auguste. A côté de mon ami, souple et fringant, Miromps paraît massif, un peu affaissé aussi. Un fardeau invisible courbe cette nuque de débardeur. Le cou, teint de brique, tranche sur les cheveux gris, presque ras. Il marche, les jambes torses, balançant son chapeau à bout de bras. Lortal parle beaucoup. Il cherche à plaire. Cordial et impénétrable.
— Bonnes vacances !
— Peut-être nous reverrons-nous ? ai-je murmuré.
— Je crains que non. Mon cousin veut bien que je l’accompagne au bord de la mer, en Bretagne.
— Nous partirons dans une dizaine de jours, confirme Miromps. Ma femme a grand besoin de changer d’air.
Ils s’éloignent.