[33] Encore les manières de L'empereur! Mais ce jour-là il s'était déchaîné contre les femmes, ce qui explique l'humeur de Madame*** contre lui. Nous n'avons pas besoin de dire qu'il y a plus que de l'exagération à appeler de l'insolence la brusquerie que l'on, a pu quelquefois reprocher à l'empereur comme à Frédéric II et à d'autres grands hommes, et à ne voir dans ses momens d'affabilité que la gaîté la plus vulgaire. (Note de l'éditeur.)
[34] Depuis, princesse de Neufchâtel et de Wagram.
[35] Je ne vois pas que l'empereur doive perdre sa brillante auréole, pour s'être couché quelquefois de bonne heure, et avoir fait un usage modéré de café.
(Note de Constant.)
[36] L'empereur était économe et prêchait sans cesse l'économie. (Note de Constant.)
[37] Jamais l'empereur n'a été sujet à des attaques d'épilepsie. C'est encore là une de ces histoires dont on a tant débité sur son compte. On verra, dans le portrait que j'ai tracé de l'empereur, ce qui a pu donner lieu à celle-ci.
(Note de Constant.)
[38] Il est de notoriété publique aujourd'hui que M. le duc de Vicence, si indignement calomnié pendant tant d'années par des ennemis habiles à profiter du silence que lui imposait sa position auprès de l'empereur, n'a pris, ni même pu prendre, aucune part à la catastrophe du duc d'Enghien. Il est prouvé qu'au moment même où le général Ordener, chargé seul de l'arrestation du malheureux prince, s'acquittait de cette fatale mission, M. de Caulaincourt était à trente lieues d'Ettenheim, chargé, de son côté, d'arrêter la baronne de Reich et quelques émigrés qui entretenaient une correspondance contre le chef du gouvernement français, et que M. de Caulaincourt relâcha, avant d'avoir repassé la frontière avec eux. Il est prouvé que M. de Caulaincourt n'eut connaissance de la mission confiée au général Ordener, qu'en même temps que tout le monde, et après cette mission remplie; enfin il est prouvé que M. de Caulaincourt était à Lunéville le jour et à l'heure de la sanglante exécution du duc d'Enghien. M. de Bourrienne a déjà relevé dans ses mémoires l'erreur dont M. le duc de Vicence a été trop long-temps victime. Nous nous faisons également un devoir de protester ici contre tout passage du journal de Madame*** qui pourrait être trouvé injurieux à la mémoire d'un des hommes les plus honorables de l'empire.
(Note de l'éditeur.)
[39] J'ai été quinze ans valet de chambre de l'empereur, et je nesuis point de l'avis de l'auteur du journal.