[73] Cette allocution remarquable de Sa Majesté au maréchal Kellermann a déjà été rapportée dans un autre ouvrage, mais j'ai cru pouvoir me permettre de la reproduire ici, parce qu'elle vient tout-à-fait à l'appui des renseignemens que j'ai pu recueillir particulièrement sur l'entrevue du pape à Fontainebleau et que l'on vient de lire.

[74] La maison de l'empereur, refaite en partie pour cette campagne de 1813, se composait ainsi qu'il suit:

[75] Le maréchal Gouvion-Saint-Cyr était alors le plus jeune en date des maréchaux de l'empire, ayant reçu le bâton de maréchal sur le champ de bataille pendant la campagne de Moscou, après le combat du 18 août.

[76] C'était le comte de Mier, chargé de garantir à Murat la possession de ses états s'il abandonnait la cause de l'empereur. Il l'abandonna; que conserva-t-il?

(Note de l'éditeur.)

[77] Le Danemarck, comme je l'ai dit, avait déjà conclu son armistice avec la Russie, mais la nouvelle n'en arriva à Paris que quelques jours après.

[78] M. Robert de Sainte-Croix, dont le père, ancien ambassadeur de France à Constantinople, était alors préfet de Valence, avait eu deux frères tués tous deux, l'un capitaine de vaisseau et l'autre, le général Charles de Sainte-Croix, frappé à mort en Espagne. Leur mère, mademoiselle Talon, par conséquent tante de madame du Cayla, ancienne dame d'honneur de la femme de Louis XVIII, présenta son fils à ce monarque en 1814. Le roi lui ayant demandé des nouvelles de sa famille, «Sire, répondit M. Robert de Sainte-Croix, de trois frères que nous étions, voilà la seule jambe qui reste.»

(Note de l'Éditeur.)

[79] On sait que l'empereur ne prodiguait pas la croix-d'honneur. En voici une nouvelle preuve: il était très-content de services de M. Veyrat, inspecteur général de la police, et celui-ci désirait la croix. Je présentai quelques pétitions pour lui à Sa Majesté, qui me dit un jour: Je suis content de Veyrat; il me sert bien; je lui donnerai de l'argent tant qu'il en voudra: mais la croix, jamais!