Et il n’aboutit qu’à :

— Oui, un grand homme… ah, si un grand homme… comme l’ancien… s’il était là…

— Mais il est là, dit le général, paisible.

Je sursaute. Mme de Hocques sourit. Cardiette fait le visage contraint de ceux qui vont recevoir un compliment trop vif. Et Sainte est fière déjà.

Nanni n’écoute pas. Cobral est tout à ce qu’il boit et à ce qu’il mange.

Le général montre Nanni :

— Je me demande si monsieur, dit-il en souriant malicieusement, est réellement aviateur et se nomme du nom que vous avez dit.

Nanni le regarde, hébété. Il a pâli un peu plus. Il écarte de son front la masse de cheveux qui le couvre. Sa main est petite, une petite main impériale.

Et le général répond à son : « Quoi ?… Que dites-vous ? » interloqué, par un plaisant :

— Sire, que votre Majesté est bonne de m’accepter dans un régiment de sa garde.