Je crois qu’ils s’asseyent. Sur un banc sans doute. Ou sur des chaises en loques comme la mienne. Ils sont assis. Je n’ose les regarder. Je ne veux être vu de personne. Je ne les vois plus, mais il m’a semblé que Nanni se tenait très respectueusement.
— Que voulez-vous, Pretty ? Que voulez-vous de moi ?
— Appelez-moi Sainte.
— Sainte, que voulez-vous ?
— Oh Nanni, que vous faites de bizarres questions ! Des mois et des mois m’ont privée de vous… eh oui, privée de vous que j’aimais bien… et vous revenez… et vous croyez que je n’ai rien à vous dire… et rien à vous faire dire ?…
— Si vous aviez tant à me dire… fait-il vivement.
Mais il s’arrête court. Et avec une espèce de plainte tendre :
— Sainte, vous ne vous êtes guère inquiétée du pauvre Nanni pendant tous ces mois ?
Elle se tait.
— Je savais, dit-elle enfin, je savais où vous étiez et que l’on ne devait pas vous visiter.