— Vous savez quand vous partirez ?

Comme elle est anxieuse du sort de cet homme ! Elle lui était si cruelle jadis. Ce matin elle ne le sentait pas. Pourquoi l’appelle-t-elle ainsi ?

— Ce n’est pas ce soir ?

Il hésite. S’il parle, il acceptera de l’aimer. Car elle demande toutes les réponses à travers celle-là seule.

Il dit pourtant :

— Ce soir. Si.

Dans l’ombre, elle cherche ses yeux. Mais il baisse la tête.

— Nanni, ne partez pas sans me dire…

— Je n’ai rien à vous dire.

— Alors c’est moi qui ai besoin de parler.