— Elle va souffrir.

— Hélas ! Je souffrirai davantage. Mais si je reviens, si je reviens… Je veux revenir… Je veux la revoir… demain, demain, après la chose…

— Vous avez peur d’elle ?

— Oh ! oui, puisque je l’aime. Et je n’ai pas le droit de l’aimer. Ce que je dois aimer, c’est l’heure de cette nuit. Rien autre. Adieu.

Je tente de le retenir.

— Non. Laissez-moi. Vous savez bien que je dois partir. Dites à Cobral… Mais il n’y a rien à dire à celui-là.

Il serre mes mains à les rompre.

— A ce soir, si vous pouvez. A demain, si je peux. A toujours, si vous croyez.

— Nanni !

Il n’est plus là.