— Que faisais-tu là ? Tant pis pour toi.

Il réfléchit. Il est très fâché de me voir parmi cette rafle. Mais je m’en moque et rien, ce soir, ne m’empêchera de parler.

— Faites entrer la jeune femme, dit-il à un agent.

Et il me regarde songeur. Puis, le visage éclairé :

— Tu sais le nom du Monsieur ?

— Oui. Je vais tout te raconter. Je suis là malgré moi. J’hésitais à parler par une espèce de point d’honneur.

— Veux-tu me dire son nom ?

— Son nom ? Cobral, parbleu.

— C’est le seul nom que tu lui connaisses ? Alors cela commence à plaider pour toi. Je peux t’assurer que tu t’en tireras très paisiblement. Tiens-toi seulement à la disposition de la justice. On aura peut-être besoin de toi. Je ne te demande pas ta parole de rester à Paris.

— Je te la donne. Mais que fais-tu dans tout cela ?