— Que ferais-je de repos ? s’écrie Nanni… Du repos ! Du repos ! C’est là-haut que je me repose… C’est là-bas que je me reposerai… que fait-on aujourd’hui ?
— On te montre partout… On te montre à tous. A celui-ci d’abord.
Son doigt vers moi.
Je parle, enfin :
— Que voulez-vous de moi ?
Nanni plie sur ses jambes comme un jaguar sur ses jarrets. Sa voix bondit :
— Mon cher, je savais que vous étiez une âme impétueuse… Quelle joie pour nous que vous soyez venu ! Quelle joie pour vous !
— Je viens, dis-je doucement, mais je ne sais pas pourquoi.
— Je ne lui ai pas tout dit, brusque Cobral, mais il devine, il sent, il aime, il est nôtre, vois-tu…
— Généreux, crie Nanni, cœur généreux, front généreux, vois comme il nous ressemble. C’est bien celui qu’il fallait.