Elle étouffe. Elle tousse. Elle revient à son petit air digne qui me plaît tant.
— Vous direz ces pages, n’est-ce pas ? reprend Cobral sans gaîté et sans solennité… vous les lirez au Trocadéro.
Sainte est dégrisée de son élan comique.
— La plaisanterie est finie, mon cher… j’ai ri… ne me demandez pas autre chose…
— Justement, je vous demande autre chose… je ne vous demandais pas de rire… je vous demande…
— Alors, faites dire vos vers par un clown…
— Laissons cela, intime Cobral.
Une pause. Sainte a peut-être blessé Cobral. C’est ce qu’elle est occupée à chercher. Nanni demeure indifférent à tous ces propos. Moi, je m’entête à ne rien comprendre.
Cobral allume une cigarette et la flamme du briquet éclaire son sourire revenu.
Sainte se tourne vers Nanni.