Cobral intervient.
— Vous n’avez pas de honte de troubler cet aviateur candide avec votre coquetterie ?
— De quoi vous mêlez-vous ?
Sainte est presque fâchée.
— Je ne peux pas dire à Nanni qu’il me plaît ? Il est à moi autant qu’à vous. Je le connaissais avant de vous connaître. Et avant même que vous ne le connaissiez, sans doute… Vous me plaisez beaucoup, Nanni. Et je suis heureuse de déjeuner avec vous. Heureuse, je vous dis…
— Ce n’est pas à cause de moi que vous êtes heureuse.
— Qu’est-ce que vous dites ?… A cause de quoi serais-je heureuse ?
Nanni fait un geste d’indifférence — qu’elle ne peut voir — si brusque et si gauche qu’il renverse une tasse du nécessaire posée par la camériste sur le guéridon. Des miettes de porcelaine sur le plancher.
— Une catastrophe ? J’ai entendu… Qu’est-ce que vous avez cassé ?
— Une tasse…