Cobral furète en fredonnant imperceptiblement, et ses yeux ne quittent pas les gravures et les croquis pendus aux cloisons.

— Nanni, vous n’avez rien à me dire ? Vous savez que les autres m’ennuient. Vous seul m’intéressez. Depuis tant de mois, vous voilà devenu tout nouveau pour moi.

— C’est cela. Vous m’avez oublié.

Il veut rire. Sa voix est mal accordée.

— Oublié, ah que non ! j’ai tant de fois pensé à vous. J’ai retrouvé une lettre, figurez-vous, le mois dernier, j’ai retrouvé une ancienne lettre, une belle lettre. Vous m’en écrirez de semblables ?

— Je ne crois pas.

Il y a du bruit dans le cabinet de toilette. Nanni a parlé très bas.

— Je n’ai pas entendu, crie Sainte. Que disiez-vous, Nanni ?

— Rien de plaisant.

— Vous savez bien que vous me plaisez.