Le rire de Sainte.

— C’est bien là le compliment que je préfère.

Je remarque :

— Vous n’étiez pas ainsi autrefois.

— On change.

— Vous aussi ? raille Cobral.

— C’est vrai, s’amuse Sainte. Nanni vient de dire les mêmes mots. Nous avons changé tous les deux.

— Et ça n’a rien changé, résume Cobral.

Nanni se passe les mains sur les cheveux pour les aplatir définitivement. Il a de petites mains d’homme sensible. Il a sur le visage une volonté qui tuera sa sensibilité — ou qui le tuera, lui.

— Au moins, dit-il péniblement, vous n’avez pas changé d’aspect. On vous prend toujours pour une jeune fille. Je sais que cela vous est agréable.