Il prend une cigarette.
— Ou de constitution ?
Il fume.
— Cobral, Cobral, tu vois comme ils sont ironiques, mais tu ne sais pas à quel point ils sont délicats. Ce sont des enfants. Ce sont absolument des enfants. Et celui-là qui plaisante sera le premier à crier de joie tout à l’heure.
— Pourquoi voulez-vous me faire crier de joie ? s’enquiert, tranquille, Moquin.
— Parce que la guerre sera finie… murmure Nanni.
Le monocle de Moquin tressaille de nouveau. Il doit penser que Cobral et Nanni abusent et que j’aurais bien agi en ne les amenant pas.
— A quelle heure ? dit-il après une pause… A quelle heure comptez-vous terminer la guerre ?
Nanni hoche la tête :
— On ne peut prédire cela à quelques minutes près… On ne peut pas…