HAQUETER: caqueter.
HAR: sorte de chien de mer. Voyez HAS. L.
HARANGUET: petit hareng. C'est ainsi que parle Pluquet sur le patois bayeusain. Je crois qu'il faut écrire hareng gué ou hareng gueux, comme on appelle à Lisieux le hareng qui n'a ni œufs, ni laitance, qui n'est ni œuvé, ni laité.
HARASSE (s. f.): sorte de grand panier à claire-voie.
HARASSÉE: préparation de châtaignes ou de marrons dans une harassoire. Ce que contient cette harassoire.
HARASSER (des châtaignes): les torréfier dans une harassoire. Suivant Lancelot, ce verbe vient du grec et signifie agiter, remuer; ce qui se trouve d'accord avec l'acception commune.
HARASSOIRE (s. f.): sorte de poêle à frire, percée de plusieurs trous, dans laquelle on grille ou torréfie les châtaignes.
HARDÉ; HARDELÉ: qui n'a pas de coquille. Ces mots se disent des œufs sans coquille, pondus par les coqs. L.
HARDELLE: jeune fille. Ce substantif, employé par Basselin, et resté en usage à Courtomer dans le voisinage d'Alençon, appartient à l'ancien français. Un hardeau était une jeune branche, un scion: il venait de hart. Depuis on a dit, au figuré, un hardeau pour un jeune garçon, et une hardelle pour une jeune fille. Cette étymologie, tirée de Nicot, fut suivie par Monet, et plus tard par La Monnoye. On peut consulter à ce sujet les Contes et nouvelles de Bonaventure des Perriers (Nouv. 17e.), et la note 144 de mon édition de Basselin (Vau-de-Vire XLIV).
HARDER (v. a.): troquer. MM. Duméril citent, à l'appui de ce mot, un vers de Le Houx.