La poursuite se prolongea quelques minutes. La malheureuse femme sentait les forces lui manquer. Acculée à un coin de chambre, elle se vit perdue.
—Ne me touchez pas! gémit-elle.
Facial se précipita. Il l'enleva comme une proie. Une courte lutte s'engagea. Plus fort, il eut vite brisé toute résistance. Il entraîna sa femme sur le lit, tandis que ses mains frénétiques soulevaient le linge, empoignaient et palpaient la chair.
—C'est un viol! râla Pauline.
L'homme, en rut, s'était jeté sur elle.
Au moment où l'œuvre ignoble allait s'accomplir, et où Pauline, vraisemblablement, allait perdre connaissance, ses doigts, dans un dernier spasme de son bras qui battait l'air, rencontrèrent sur la table de nuit un petit poignard japonais dont elle se servait comme coupe-papier.
Elle le saisit, et, se sentant armée, retrouva tout à coup assez de vigueur pour, en un héroïque effort, s'arracher à l'étreinte affreuse.
Elle se dressa.
—Je frappe! cria-t-elle.
Facial avait roulé hors du lit.