—Eh bien, s'écria Pauline, si vos lois me privent de ma liberté, même dans l'enceinte déjà stricte du mariage, je ne les reconnais pas, je les repousse de toute l'indignation, de tout le mépris de ma conscience. Il ne leur suffit pas de m'empêcher de me donner à qui je veux, elles veulent encore m'obliger à me donner à qui je ne veux pas et quand je ne veux pas? C'est une honte, c'est un crime.
—Pauline, prenez garde à vous: vous vous mettez en révolte contre mon autorité, contre la morale, contre tout ce qui est sacré et légitime.
—Sacrés, légitimes, vos gestes de satyre et vos besoins obscènes! Ce serait risible, si ce n'était pas dégoûtant. Allez-vous en, allez-vous en, vous dis-je!
—Pauline, prenez garde!
—Vous me répugnez.
—Une femme parler ainsi à son mari! Je vais vous apprendre...
Il voulut l'attraper; mais elle lui échappa en tournant autour de la table. Furieux, il se mit à courir après elle, vociférant:
—Je vous veux! je vous aurai!
Elle fuyait, meurtrissant ses pieds nus aux angles des meubles.
—Misérable! répétait-elle les dents serrées, au milieu des «je vous veux!» rauques de Facial.