—Sur quoi baserez-vous votre demande?
—Sur la vérité: votre adultère. Songeriez-vous à le nier?
—Oh non, je vous aiderai même à l'établir.
—Il y a des maris chevaleresques qui en pareille circonstance poussent l'abnégation jusqu'à prendre la faute sur eux. N'attendez pas de moi une telle délicatesse. Je considère l'adultère, même l'adultère de l'homme, comme une chose trop grave pour que je consente à m'en charger. Que m'importe votre honneur, maintenant que vous l'avez perdu. Le divorce sera prononcé contre vous.
—J'entends. Vous m'offririez d'ailleurs ce petit sacrifice, que je n'accepterais pas.
—Tout ce que je puis faire, c'est de ne pas vous traîner devant le tribunal correctionnel pour obtenir votre condamnation. Je délaisse cette vengeance.
—Quelle magnanimité!
—Le nom de votre complice ne sera pas même prononcé dans les considérants. Vous pourrez l'épouser, puisque vous prétendez l'aimer, et essayer de racheter avec lui les torts que vous avez eus avec moi.
Facial se croyait sublime.
—Il est marié, dit Pauline.