Mme de Rocrange répondit encore:
—Amen!
L'absolution était à peine donnée, que le mourant eut un frémissement inattendu. Une étincelle—un regard—passa dans son œil. Et sa main, qui pendait inerte, se souleva, se souleva doucement... et vint se poser sur la tête de Pauline.
Ce fut la fin. Pauline, toute sanglotante de cette bénédiction, s'était laissée tomber sur lui, avait collé ses lèvres aux siennes. Elle recueillit son dernier soupir.
Odon de Rocrange était mort.
Un silence farouche suivit cette scène, interrompu seulement par les prières que marmottait Mme de Rocrange.
Toute la nuit, les deux femmes restèrent en présence à veiller leur cadavre.
XX
Ce ne fut que plusieurs mois après la mort d'Odon, que Pauline songea à quitter Grasse.
Elle avait abandonné le corps à Mme de Rocrange. Celle-ci l'avait transporté à Paris pour l'ensevelir dans un caveau de famille.