Le grelot tinte. Hurricane-chien vient le flairer. Cela ne lui dit pas grand'chose, ce machin qui fait du bruit, ces lanières qui s'entrecroisent, cette boucle… Non, décidément cela ne vaut pas la peine de s'être dérangé. Reprenons notre place au coin du feu.

Et le chien tourne le dos à son maître ; bientôt il allonge son museau dans ses pattes et grogne, heureux.

Hélas! Il n'est pas de bonheur parfait sur cette terre.

Hurricane, ayant donné le dernier point, s'accroupit, flatte de la main la bête et essaye de lui passer le bizarre accoutrement.

Hurricane-chien, pris en traître, fait un saut de côté ; l'homme n'a pas eu le temps de boucler la boucle. Avec rage, il secoue le harnais ; le grelot tinte, tinte, ce qui rend le chien fou.

Avec ses pattes, il essaye d'ôter cet objet qui le gêne. Voyons, c'est un jeu, enlevez-moi cela…

Mais l'homme ne veut rien savoir, il s'approche, saisit la courroie, la passe sous le ventre et veut accrocher l'agrafe…

Furieux, Hurricane-chien se débat et, d'un seul coup, happe la main qui le tenait.

Hurricane jure :

— Damné chien!…