Hurricane a repoussé la porte. Il est debout, les mains au dos. Son regard cherche et se pose sur Lippmann qui, trouvant son action très drôle, s'étrangle à force de rire.

Hurricane marche vers lui et, avant que l'autre soit revenu de sa stupéfaction, il le saisit au collet, le ploie aux pieds de Flossie et ordonne :

— Demande pardon.

A moitié étranglé, la brute marmotte :

— Bardon… bar… don…

C'est tellement comique que tous les mineurs et Hurricane lui-même éclatent de rire. L'autre, stupide, ne comprenant pas plus cette hilarité que cette colère, reste accroupi, effaré, bégayant encore :

— Bardon… bar… don…

Alors Hurricane passe derrière lui et lui envoie un fantastique coup de pied au bas des reins.

L'homme s'aplatit. Hurricane le reprend au collet, le traîne sur le plancher, ouvre la porte et, d'une bourrade, le lance dans la neige où il s'affale avec un grognement de porc.

Johan C. Clear, qui préside aux destinées des Merry Boys, ordonne à la musique d'attaquer le plus endiablé des fox-trots.