Les essais, du reste, sont moins heureux. Quelques facettes d'or luisent encore dans la pan, mais le métal est moins riche.

Hurricane a donné son effort. Il est à bout de courage. Des fatigues le prennent sans raison. Alors il s'assied sur les dumps, prend sa tête dans ses mains et s'absorbe dans une inactive contemplation.

La solitude ronge le cœur des jeunes hommes. Il a, certes, la compagnie des autres garçons, mais il se sent isolé parmi eux, n'ayant, par goût, aucune tendance pour le jeu ou pour l'ivrognerie.

Et la-bête-qui-trotte-dans-la-cervelle-de-ceux-qui-vivent-seuls commence une ronde inlassable.

Crac, crac, crac, crac, c'est moi qui prends possession de ta pensée. Désormais, je vivrai avec toi comme un hôte que rien ne peut chasser.

Tu ris, tu as une chanson aux lèvres, tu es heureux? Crac, crac, crac, crac, me voici, détends tes lèvres, arrête ta chanson, je suis le malheur et je suis l'ombre. Des êtres te sont chers, allons donc! Il y a beau temps qu'eux t'ont oublié.

Tu trimes? La belle plaisanterie. Echine-toi, si telle est ta fantaisie, poor boy, la ville, là-bas, à des milliers de milles, ne s'importune pas de ta vaillance.

L'or y coule plus qu'ici, et personne, un dollar entre les doigts, ne songe un instant à la destinée de ceux qui peinent un rude labeur pour créer cet or, faiseur de gloire, dispensateur de joies qui se monnayent.

Crac, crac, crac, je gratte, gratte, gratte, je tourne en rond dans la cage étroite de ton cerveau. Qu'elles fuient à jamais les idées, oiselles blanches! Moi je suis noir, tout noir ; esprit des ténèbres, je tisse une toile sombre où se prend toute pensée.

Tu veux endormir ta douleur? Ah! non, pas ça… je promène mes antennes sur tes rêves et les cauchemars se lèvent à mon appel, crac, crac, crac